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MetAlMilArt

Méthodes Alternatives de lutte contre le Mildiou de l’Artichaut

Durée :

3 ans (2018 - 2020)

Budget :

156 947 €

Pôle d'expérimentation :

Résumé et objectifs

Le mildiou est la principale maladie foliaire de l’artichaut en Bretagne (80% des surfaces françaises). C’est également une maladie importante dans les régions du Sud, particulièrement en Occitanie, où elle peut occasionner des dégâts conjointement avec l’Oïdium. En plus du feuillage, le mildiou peut aussi toucher les capitules ; une tache de mildiou sur la face interne d’une bractée évolue classiquement en pourriture du fond.

Ce bioagresseur est une contrainte forte vis-à-vis de la diversification variétale. Or la création variétale en artichaut est lente : cycle de 2 ans de graine à graine, délai de l’ordre de 15 ans pour créer une nouvelle variété. Le levier variétal ne pouvant apporter de solutions immédiates, des traitements en culture sont nécessaires pour modérer les attaques.

Les solutions actuelles de protection sont limitées par un nombre d’applications maximum. Leur positionnement peut être optimisé par rapport au stade de la plante, la phase de montaison étant la plus sensible.

En AB, les moyens de lutte sont encore plus limités (quelques spécialités à base de cuivre, d’efficacité faible).

Le modèle de prévision des risques Milart, qui a été créé en Bretagne par la Chambre d’agriculture, puis adapté en Occitanie, permet d’éviter des traitements inutiles et de mieux positionner les fongicides disponibles. Ce modèle étant basé sur les données météorologiques, il axe ses prévisions sur la possibilité qu’aurait un inoculum de se développer s’il était présent. Par contre, il ne donne pas d’informations sur la réalité de cet inoculum. On a donc envisagé de réaliser un captage de spores comme ce qui a été pratiqué sur échalote dans le cadre du programme Vigispores (2017-2019). Le laboratoire Vegenov peut détecter le mildiou de l’artichaut et le distinguer du mildiou de la laitue. Les spores sont capturées par des capteurs Burkard au Caté et à Terre d’Essais, puis quantifiées par PCR quantitative par Vegenov.

Parallèlement, pour compléter la pharmacopée existante, qui est limitée, une recherche de SDP d’origine naturelle ou peu préoccupants est réalisée sur les stations Caté et SICA Centrex

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Programme

INTERFEL.

Porteur du Projet, Partenaires et financeurs


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