Programmes nationaux

Réduction des intrants phytosanitaires

Systèmes de production de légumes frais à « très bas intrants phytosanitaires » en Bretagne

Le projet vise à évaluer la faisabilité et la durabilité de systèmes de production en légumes frais très économes en intrants phytosanitaires. Les effets de seuils de rupture impossibles à expérimenter en exploitations seront mesurés. Il s’agit d’évaluer des leviers déjà connus mais insuffisamment maîtrisés et des leviers nouveaux.

Au-delà de la dimension environnementale, une vigilance particulière sera portée sur les performances agronomiques et économiques de ces systèmes innovants dans l’optique de leur transférabilité la plus large possible.

Porteur du projet : AOP Cerafel

Partenaires : Caté, Secl 22, Vegenov, Obs, Chambres d’Agriculture de Bretagne

Productions sous serres de tomates et concombres : tendre vers le zéro intrant phytosanitaire

Les filières de production de tomates concombres sous serres ont largement développé la PBI (Protection Biologique Intégrée) contre les principaux ravageurs. Toutefois, les problématiques sanitaires existent dans les différentes régions de production, nécessitant l’emploi de produits phytosanitaires. Le projet collaboratif porté par l’AOPN Tomates et Concombres de France a pour objectif de conduire à une réduction significative des intrants phytosanitaires en cultures tout en préservant les niveaux de performances économique, agronomique, sociale et environnementale requis dans un contexte concurrentiel sévère pour les exploitations.

Porteur du projet : AOPN Tomates et Concombres de France

Partenaires : Aprel, Arelpal/Cddm, Caté, Lca/Cvetmo, Saveol Nature

Limitation des fuites d’azote

1 – Éléments de diagnostic

Etat des connaissances

– L’essentiel des fuites d’azote du sol intervient en automne et début d’hiver.

Origines possibles :
– Minéralisation de l’azote organique du sol et des résidus de culture.
– Sur-fertilisation sur la culture et/ou reliquat élevé de la culture précédente.
– Reliquat incompressible d’azote en fin de culture.
– Importance de la lame drainante.

– Toute culture en croissance en fin d’automne – hiver permet de limiter le lessivage d’azote (cas du chou-fleur d’hiver).

– Des éléments connus :

– Courbe générale de minéralisation de l’azote organique du sol.
– Les besoins des principales cultures légumières et leur dynamique de consommation.

Eléments moins connus

– Impact des rotations de cultures sur le bilan azoté global (devenir des déchets de culture selon leur nature, interaction avec la minéralisation basale du sol et les amendements organiques).

– Incidence environnementale, sociale et économique de modifications des systèmes de culture (modifications des pratiques de fertilisation, introduction d’engrais verts ou de semis sous-couverts, …).

2 – Proposition de programmes de recherche appliquée

Rechercher les modifications possibles permettant de limiter les fuites d’azote dans le cas de 2 systèmes de culture importants qui n’exploitent pas entièrement la production d’azote du sol :

– Système chou-fleur – artichaut.
– Système chou-fleur – brocoli.

2.1 – Modalités

Cultures principalement suivies :
– Artichaut de 1ère année.
– Brocoli d’automne précoce.

Systèmes de cultures étudiés :
– Système 1 : chou-fleur mars / chou-fleur janvier / artichaut 1ère année / artichaut 2ème année.
– Système 2 : chou-fleur janvier / brocoli / céréales / chou-fleur mars.

Modifications des systèmes proposées :
– Augmenter les mobilisations des légumes cultivés par des cultures pièges à nitrates sous couverts.
– Limiter les reliquats d’azote en début et en fin de cultures par des CIPAN en inter-culture.
– Favoriser la réorganisation de l’azote minéral en enfouissant de la paille.

Etudes réalisées à la fois en plein champ et sur lysimètres (mesure de la concentration en nitrates des solutions lessivées).

2.2 – Indicateurs

– Bilan des flux d’azote (mobilisations, exportations, restitutions, lessivages).
– Rendements économiques.
– Effets secondaires des modifications des pratiques (aspects phytosanitaires et agronomiques, notamment bilan hydrique).
– Possibilités de transferts en exploitation.

2.3 – Maîtrise d’ouvrage

Caté – Station Expérimentale Légumière et Horticole – Vézendoquet – 29250 St Pol de Léon

2.4 – Partenaires techniques

Chambres d’Agriculture de Bretagne
Station Expérimentale SECL – Pleumeur Gautier
INRA / Agrocampus – UMR Sol Agro et hydrosystème spatialisation – Rennes (à confirmer)

Végédurable 2

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Caté : Expérimentation Légumière – Principaux résultats du programme conduit par le Caté au sein du programme Interreg « trans-Manche »

La station expérimentale du Caté a conduit en partenariat de mars 2012 à février 2015 un programme de 3 ans portant sur la construction de systèmes de cultures moins consommateurs d’intrants chimiques et plus respectueux de l’environnement, tout en préservant les performances économiques des exploitations légumières.

Ce programme, intitulé Végédurable 2, a été approuvé en juin 2012 dans le cadre du programme Interreg IV A « TransManche » France – Angleterre. Porté par la station du Sileban en Basse-Normandie (organisme chef de file), il a rassemblé cinq partenaires principaux et a été subventionné à hauteur de 50 % par les fonds européens FEDER.

Les sujets d’études

Concernant la réduction des intrants, 2 volets ont été abordés dans ce programme global :
– La fertilisation et la ressource en eau,
– La protection phytosanitaire.

Fertilisation et ressource en eau

La station du Caté a réalisé des expérimentations sur les besoins en azote de l’artichaut et évalué les réductions d’apports possibles. Parallèlement, en lien avec Plantworks Ltd, l’intérêt de l’utilisation de champignons mycorhiziens sur la tolérance aux stress hydriques et sur l’absorption des nutriments a été évaluée sur l’artichaut.

Protection phytosanitaire

Il s’agissait de tester l’utilisation combinée de différents leviers en production intégrée (prédateurs, parasitoïdes, cultivars résistants, modèles de prévision des risques, seuils de nuisibilité) et de comprendre leurs interactions.

Sur la station du Caté, les thèmes suivants ont été particulièrement travaillés :

– mesure de la nuisibilité réelle de la bactérie Xanthomonas campestris, agent de la nervation noire sur chou-fleur.

– élaboration de stratégies de protection de l’échalote contre Botrytis allii, agent de la pourriture grise (il s’agit d’éviter la réalisation d’applications fongicides non nécessaires).

Les principaux résultats des expérimentations conduites au Caté

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