Programmes nationaux

Déphy Ecophyto 2018 pépinière

Résumé du projet :

La production de plantes ornementales de pépinière hors-sol occupe en France une surface d’environ 6 000 ha avec des tailles d’exploitation très variables (de moins de 1 ha à plusieurs dizaines d’ha). Cette production représente un chiffre d’affaires d’environ 750 millions d’euros (au stade producteur), soit un peu moins de 40 % du chiffre d’affaires total de la filière horticole. Elle emploie directement plus de 4 000 ETP, et est aujourd’hui un des rares secteurs de production de végétaux d’ornements en développement en France (sources FranceAgriMer).

Même si des solutions alternatives de lutte contre les maladies et les ravageurs ont vu le jour depuis quelques années, ces techniques sont encore peu développées aujourd’hui car les critères de qualité exigés par la distribution sont drastiques et nécessitent d’obtenir des plantes parfaitement saines, indemnes de ravageurs et de maladies. Par contre, des méthodes alternatives au désherbage chimique commencent à se développer en production.

Le plan Ecophyto 2018, qui vise à la promotion de solutions alternatives à l’utilisation de produits phytosanitaires, peut donc constituer un outil complémentaire aux autres dispositifs pour soutenir le plan de relance de cette filière.

Quatre stations implantées dans des contextes climatiques très différents (Normandie, Centre, Ouest et Sud-Ouest) sont engagées dans ce projet, chacune apportant 2 parcelles de 250 m2 environ, de type aire extérieure, ou sous abri sans chauffage mais avec gestion climatique informatisée.

Les objectifs visés sont les suivants :

– Réduction des herbicides

– Réduction des insecticides

– Réduction des fongicides

Ce projet implique directement 4 stations d’expérimentation concernées par la production de pépinière hors-sol coordonnées dans le cadre de l’Astredhor : l’Arexhor Seine Manche (régions Ile de France et Normandie), le Caté (région Bretagne), le CDHR Centre (région d’Orléans) et le GIE Fleurs et Plantes du Sud-Ouest.

Des partenaires scientifiques interviendront au sein du comité de pilotage (experts UMR SAGAH d’Angers et de l’Acta) ainsi que des partenaires techniques au niveau de la réalisation des expérimentations (fournisseurs d’auxiliaires, de micro-organismes, …).

Protection Biologique Intégrée en pépinière extérieure

« Identification des faunes auxiliaires de ravageurs des cultures ornementales et de leurs habitats pour promouvoir des moyens de lutte respectueux de l’environnement et contribuant au maintien de la biodiversité »

Enjeux

Le projet s’appuie sur le constat que les modes de lutte chimique trouvent aujourd’hui leurs limites, soit par résistance des ravageurs, des maladies, des adventices, soit par leur impact sur l’environnement (érosion de la biodiversité, désherbants dans les nappes phréatiques …). En conséquence, des méthodes alternatives doivent être développées, promulguées ce qui permettra par ailleurs de gérer de manière plus raisonnée et durable les pesticides.

Parmi les solutions, la protection biologique intégrée, mise en oeuvre pour les cultures sous abris, a permis de montrer la possibilité de lutter contre un certain nombre de bio-agresseurs. Des auxiliaires naturels, plus performants que ceux introduits, sont mêmes apparus. Souhaitant continuer à développer ces méthodes de lutte pour les cultures sous abris en profitant du bénéfice des auxiliaires naturels, et voulant les développer pour les cultures de plein air, la production horticole est en attente de références techniques qui lui permettraient ces développements.

Le projet en conséquence prévoit de développer des travaux qui permettront de mieux connaître les répartitions des populations d’auxiliaires, d’identifier des environnements favorables au maintien des auxiliaires naturels afin de révéler des situations bénéfiques à une entomofaune utile qui pourront être préconisées aux producteurs.

Les résultats de ces travaux doivent permettre ainsi des termes de biotopes favorables au maintien d’auxiliaires utiles contre les ravageurs considérés dans le projet. Les résultats permettront d’identifier et de conseiller des pratiques de cultures plus respectueuses de l’environnement, permettant une meilleure inscription territoriale et une meilleure acceptabilité sociétale des productions.

Résultats attendus

Par une meilleure connaissance des milieux environnants les zones de production horticoles, le projet doit permettre d’identifier les milieux favorables au maintien d’auxiliaires dirigés contre des ravageurs considérés dans le projet.

Ces résultats déboucheront sur des préconisations en termes d’environnement permettant le développement de moyens de protection alternatifs comme la protection biologique intégrée, la réduction d’insecticides et de désherbants.

5 stations sont concernées par ce projet : Arexhor Seine-Manche, Caté, GIE Plantes et Fleurs du Sud-Ouest, Ratho et Scradh.

Projet Casdar en pépinière

Projet CASDAR : Développement d’une production pépinière hors-sol durable : utilisation d’une méthode d’évaluation globale du système de production

L’objectif de ce projet est de :

Mieux connaître les performances environnementales du système de production en pépinière ornementale hors-sol. Ce travail s’intéressera plus particulièrement au créneau de la production d’arbustes en conteneurs de 3 et 4 litres qui constituent le segment de marché le plus important pour ce secteur.

Définir un ou des indicateurs permettant d’évaluer l’impact environnemental d’itinéraires de culture pour une production d’arbustes en conteneurs.

De proposer et sélectionner des pratiques plus performantes au niveau environnemental et cela dans une approche globale au niveau de l’itinéraire de culture et du système de production.

DéphyEcophyto 2018 fleurs coupées

Résumé du projet :

La production de fleurs coupées représente un chiffre d’affaires en France de 240 millions d’euros (stade de la production) et plus de 10 000 emplois. C’est une production difficile qui soit faire face aujourd’hui à une concurrence étrangère très dure. Il reste aujourd’hui 3 pôles de production en France : PACA (Var et Alpes maritimes), Bretagne et Sud-Ouest.

Même si des solutions alternatives de lutte contre les maladies ont vu le jour depuis quelques années, il existe encore de nombreuses impasses techniques (en matière de lutte biologique contre le Thrips par exemple) et dans beaucoup de situations, cette filière utilise encore beaucoup de produits phytosanitaires (IFT très importants en culture de gerbera ou de rose par exemple). Le plan Ecophyto 2018, qui vise à la promotion de solutions alternatives à l’utilisation de produits phytosanitaires peut donc constituer un outil complémentaire aux autres dispositifs permettant de relancer cette filière.

Ce projet a pour objectif de réduire d’au-moins 50 % les intrants phytosanitaires à échéance de 6 années par la mise au point de nouveaux itinéraires culturaux en production de fleurs coupées.

L’objectif est de pouvoir généraliser les solutions issues de ces expérimentations aux attentes de l’ensemble de la floriculture française.

3 systèmes de culture représentatifs des entreprises de fleurs coupées vont être testés :
– Un système de production hors-sol depuis plusieurs années, avec des cultures de fleurs à cycle long (S1) ;
– Un système passant d’une production de pleine terre à une production hors-sol, en testant des cultures de fleurs à cycle court (S2) ;*
– Un système de production de pleine terre, avec des cultures de fleurs à cycle court (S3).

S1 sera testé par le Scradh sur des productions de roses et de gerberas.
S2 sera expérimenté par le Creat sur des cultures alternées de renoncules, de lisianthus, d’anémones.
S3 sera expérimenté par le Caté.

S3, Caté :

Le système de culture de fleurs coupées en pleine terre à cycle court existe toujours dans certaines régions (Bretagne) et il n’existe pas pour le moment de système hors-sol adapté à ces productions.

De plus, les méthodes alternatives de lutte sont très peu développées pour le moment.

Le programme du Caté débutera par un dispositif d’enquête pour déterminer les IFT conventionnels des productions des espèces travaillées dans ce projet.

Les essais qui vont être menés au Caté visent à réduire l’usage des phytosanitaires, tout en assurant la rentabilité du système de production en cherchant à cumuler les techniques alternatives : lutte biologique (PBI, SDN, champignons antagonistes), paillages, gestion du climat …

Pour la première année d’expérimentation, la rotation giroflée-tournesol-célosie sera étudiée.

Élargissement de la gamme en fleurs coupées

Enjeux

La production de fleurs coupées en France est très concurrencée par des productions de pays tiers à l’union européenne dont le coût de la main-d’oeuvre est très faible et les réglementations économiques, sociales et environnementales peu contraignantes. Par ailleurs, les fleuristes et distributeurs de fleurs sont à la recherche de nouvelles espèces de fleurs répondant à leurs besoins de créations et d’originalités.

Pour assurer la pérennité de la production française de fleurs et feuillages coupés, la diversification de l’offre et la différenciation de la production nationale de celle de ses concurrents apparaissent indispensables et semblent être les démarches stratégiques à privilégier. Ce programme de recherche appliquée vise à acquérir des références scientifiques et techniques pour permettre l’élargissement de la gamme de fleurs et feuillages coupés cultivés en France.

Résultats attendus

Les travaux menés dans ce programme visent à évaluer les potentialités d’intégration de végétaux dans un schéma horticole de production de fleurs coupées et donc à sélectionner des végétaux susceptibles d’être développés dans la filière fleurs et feuillages coupés. Les observations de ces nouvelles espèces de fleurs et feuillages coupés prennent aussi en compte la potentialité de leur culture pour la plante en pot si elle n’est pas connue ou maîtrisée.

Ces travaux doivent permettre d’orienter la mise au point d’itinéraires de production pour les végétaux sélectionnés.

L’offre française de fleurs coupées pourra ainsi proposer une gamme élargie de produits (nouvelles espèces ou élargissement de périodes de vente d’espèces déjà produites) et améliorer son positionnement concurrentiel.

Énergie en fleurs coupées

Etude de conduites climatiques économes en énergie en production de fleurs coupées et de plantes en pots sous abris – Diminution des températures de chauffage et utilisation de déshumidificateurs thermodynamiques

Les objectifs de ce projet sont donc d’évaluer la pertinence technique et économique de conduites climatiques très économes en énergie basées sur les principes de l’intégration des températures et la diminution des consignes de chauffage. Pour de telles conduites, les intérêts et les limites de la déshumidification par des déshumidificateurs thermodynamiques seront également évaluées. Cette évaluation sera réalisée pour les systèmes de culture suivants :

En fleurs coupées sous serre, cette étude sera réalisée sur rosier en hors-sol et sur des fleurs annuelles cultivées en pleine terre (Lisianthus, giroflée d’hiver).

En plantes en pots et à massifs :

– pour les plantes de serre chaude : cyclamen, Poinsettia.

– pour les productions de printemps de plantes à massifs, l’objectif est de remplacer le schéma de culture traditionnel à 10-12°C soit par une conduite où la température de chauffage est de 5°C soit par une conduite sans chauffage, en adaptant la date de rempotage pour arriver à la même période au printemps et en sélectionnant les cultivars les plus résistants au froid.

Ce travail a été initié dans le cadre des programmes régionaux d’Astredhor depuis plusieurs années. Toutefois, les conduites à basses températures posent des problèmes de gestion de l’hygrométrie. La déshumidification thermodynamique sera donc testée de façon à vérifier si elle permet de limiter les risques techniques.

Pour réaliser cette évaluation pour des productions de fleurs coupées et de plantes en pots à massifs dans différents systèmes de culture et pour des régions possédant des climats assez différents (continental, océanique, méditerranéen), ce programme est mis en place par 4 stations d’expérimentation de l’Astredhor : le Caté, l’Arexhor Grand-Est, le Scradh et le GIE Plantes et Fleurs du Sud-Ouest.

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