Pratiques culturales limitant les fuites d’azote en systèmes légumiers

1 – Éléments de diagnostic

Etat des connaissances

– L’essentiel des fuites d’azote du sol intervient en automne et début d’hiver.

Origines possibles :
– Minéralisation de l’azote organique du sol et des résidus de culture.
– Sur-fertilisation sur la culture et/ou reliquat élevé de la culture précédente.
– Reliquat incompressible d’azote en fin de culture.
– Importance de la lame drainante.

– Toute culture en croissance en fin d’automne – hiver permet de limiter le lessivage d’azote (cas du chou-fleur d’hiver).

– Des éléments connus :

– Courbe générale de minéralisation de l’azote organique du sol.
– Les besoins des principales cultures légumières et leur dynamique de consommation.

Eléments moins connus

– Impact des rotations de cultures sur le bilan azoté global (devenir des déchets de culture selon leur nature, interaction avec la minéralisation basale du sol et les amendements organiques).

– Incidence environnementale, sociale et économique de modifications des systèmes de culture (modifications des pratiques de fertilisation, introduction d’engrais verts ou de semis sous-couverts, …).

2 – Proposition de programmes de recherche appliquée

Rechercher les modifications possibles permettant de limiter les fuites d’azote dans le cas de 2 systèmes de culture importants qui n’exploitent pas entièrement la production d’azote du sol :

– Système chou-fleur – artichaut.
– Système chou-fleur – brocoli.

2.1 – Modalités

Cultures principalement suivies :
– Artichaut de 1ère année.
– Brocoli d’automne précoce.

Systèmes de cultures étudiés :
– Système 1 : chou-fleur mars / chou-fleur janvier / artichaut 1ère année / artichaut 2ème année.
– Système 2 : chou-fleur janvier / brocoli / céréales / chou-fleur mars.

Modifications des systèmes proposées :
– Augmenter les mobilisations des légumes cultivés par des cultures pièges à nitrates sous couverts.
– Limiter les reliquats d’azote en début et en fin de cultures par des CIPAN en inter-culture.
– Favoriser la réorganisation de l’azote minéral en enfouissant de la paille.

Etudes réalisées à la fois en plein champ et sur lysimètres (mesure de la concentration en nitrates des solutions lessivées).

2.2 – Freins

Sur un plan expérimental :
Lourdeur de l’expérimentation : minimum de 4 années pour dresser un bilan méthodologie plein champ et lysimètres.
Effet année important.
Temps de travaux importants du fait de nombreuses mesures.
Nécessité de mesurer les conséquences négatives induites par les modifications.

Sur le plan du transfert en exploitations :
Contraintes supplémentaires pour l’agriculteur, en particulier semis sous couverts, apports de paille.
Temps de travaux et coûts.

2.3 – Motivations

Meilleure valorisation de l’azote produit par le sol et réduction des fuites.
Amélioration de la valeur agronomique des terres.

2.4 – Indicateurs

– Bilan des flux d’azote (mobilisations, exportations, restitutions, lessivages).
– Rendements économiques.
– Effets secondaires des modifications des pratiques (aspects phytosanitaires et agronomiques, notamment bilan hydrique).
– Possibilités de transferts en exploitation.

2.5 – Maîtrise d’ouvrage

Caté – Station Expérimentale Légumière et Horticole – Vézendoquet – 29250 St Pol de Léon

2.6 – Partenaires techniques

Chambres d’Agriculture de Bretagne
Station Expérimentale SECL – Pleumeur Gautier
INRA / Agrocampus – UMR Sol Agro et hydrosystème spatialisation – Rennes (à confirmer)

2.7 – Aspects financiers

Evaluation des coûts 2013 à 2015 : 236 800 €
Financement : Etat : 40 % = 94 720 €
Région Bretagne : 27 % = 63 226 €
Département 29 : 13 % = 31 500 €
Caté : 20 % = 47 354 €

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